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Vente de prestation Grandes Lignes dans les guichets transiliens...

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Representant Commercial V


Sylvain PAPILLAUD




LA COUR D’APPEL DE METZ RECONNAIT QUE LE METIER DE TELEVENDEUR A LA SNCF EST UNE ACTIVITE A RISQUES SUR LE PLAN MENTAL ET PHYSIQUE.




Dans un article daté du 15 janvier 2012, le quotidien régional le Républicain Lorrain a confirmé l’information selon laquelle la justice avait donné raison, après une bataille judiciaire de trois ans, au CHSCT de l’unité « vente » à Metz dans sa demande de désignation d’un expert.

Cette demande d’expertise est destinée à mesurer les conséquences de la réduction des temps de pause alloués aux télévendeurs par journée de service.


Depuis 2008, la Direction de l’Entreprise à amputé de 20 minutes par jour dans tous ses Centres Ligne Directe (CLD) le temps de pause dont chaque télévendeur bénéficie.


Dès le début la Direction a contesté le bien-fondé de cette demande d’expertise et a même saisi le juge des référés.

Celui-ci donnant raison au comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) local, la SNCF n’a pas hésité à interjeter appel.


Mal lui en a pris puisque la Cour d’Appel de Metz vient de confirmer la décision de la première instance et de condamner la SNCF au paiement des frais de procédures !


Pour étayer leur arrêt, les juges de la Cour d’Appel estiment que « cette modification des temps de repos serait importante car elle toucherait un grand nombre de salariés et augmenterait de façon significative la durée de leur temps de travail dans le domaine particulièrement sensible de la télévente ».




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D’autre part la justice, en revenant sur la nature même du métier de télévendeurs, indique en toutes lettres dans les attendus de sa décision qu’il s’agit d’une activité générant des risques pour la santé mentale et physique des salariés, allant même jusqu’à parler de détresse psychologique et de souffrance au travail.


A Metz un expert va donc être désigné pour évaluer les répercussions qu’une éventuelle réduction du temps de pause journalier pourrait avoir sur les conditions de travail des agents exerçant leur activité dans les Centres Ligne Directe.


Sans attendre les conclusions de cette expertise, la constance avec laquelle la justice, à deux reprises, a donné tort à la SNCF dans ses velléités de réduire les temps de pause des télévendeurs, doit servir d’appui à tous les représentants Force Ouvrière confrontés aux mêmes attaques dans les CLD sur tout le territoire.


Cependant malgré ce qui s’apparente à une victoire, nous nous interrogeons :


Etait-il réellement nécessaire de missionner un expert pour mesurer les conséquences forcément néfastes de la réduction des temps de pause journalier ?


Ce qui peut s’apparenter à une provocation de la part de la Direction n’était-elle pas suffisamment évidente dans ses conséquences pour ne pas appeler à la mobilisation la plus large possible pour rejeter cette idée ?


Et si au terme de son enquête l’expert concluait que les conséquences pour les télévendeurs était minimes voire absentes, quel moyen d’action proposerait les représentants du personnel à l’origine de cette expertise ?


Devant la volonté de la Direction SNCF de réduire toujours plus les effectifs au Commercial Voyageurs, devant les conditions de travail chaque jour plus déplorables pour les agents dans les Centres Ligne Directe, à Force Ouvrière nous considérons qu’il n’est pas besoin d’une expertise pour empêcher cela mais plutôt de poser les revendications en termes d’embauches nécessaires et de création de postes et de faire en sorte de les satisfaire.


METIER     Commercial Voyageurs